Prostitution : être client-(e)?

Si la question du choix doit être posée, posons-la aux clients. Pourquoi des hommes choisissent-ils d’acheter les corps de millions de femmes et d’enfants , d’appeler ça du sexe, et d’en tirer, apparemment, un grand plaisir? (J. Raymond sur le site de l'Unesco) N.B : 99% des acheteurs sont des hommes et 80 % des personnes prostituées sont des femmes. La cliente prostitueuse est l'exception.

28 avril, 2013

La tentation du lundi

La tentation du lundi, roman, par Jean-Marie Blanchard


Pitch :
Comment devient-on un militant abolitionniste convaincu après avoir été un client régulier des prostituées ? Ou plutôt pourquoi ? La plupart du temps, pour les clients, la fréquentation assidue de l’univers de la prostitution se transforme en une véritable addiction. L’auteur nous en décrit les cheminements, certes crûment, sans oublier le côté sordide voire cocasse de chaque situation.
Potentiel commercial :
Faut-il pénaliser les clients des prostituées, comme cela se pratique dans certains pays nordiques ? Faut-il réglementer davantage la pratique de ce commerce considéré comme le plus vieux métier du monde ? Qui blâmer ? Ce sujet intéressera très certainement un public beaucoup plus large qu'il n'y paraît, car, plus que jamais, la condition féminine est au cœur des débats. Or, le narrateur, à l'instar de trop d'hommes, même aujourd'hui, tend à considérer la femme comme un vulgaire objet de plaisir, vulgaire de préférence et orné d'une grosse poitrine. 


19 avril, 2013

Coup de gueule d'une ex-pute

« Se faire une pute, en solo ou entre potes, mater un gonzo, s’éclater, libérés du joug de la judéo-chrétienté, le sexe joyeux et sans entraves, le plaisir partagé, conjuguer le verbe jouir à l’infini, joindre l’utile à l’agréable, démocratisation du droit au plaisir, égalité au pieu, femmes libérées, misère sexuelle masculine en passe d’être résolue, société génitalement heureuse et libre. »

 Féministes pro-sexe © : puisque vous le dites… Les clients veulent de la petite slave à peine majeure, pas chère et bien obéissante (peu leur importe comment ils l’obtiennent)...

Par Artémise

14 avril, 2013

Demander la pénalisation des clients prostitueurs, est-ce une position morale ?



Certain-e-s s’opposent à la pénalisation des clients prostitueurs comme par exemple dernièrement Esther Benbassa, sénatrice Europe Ecologie les Verts qui dit qu’elle n’est pas moralisatrice. 

La morale serait donc un gros mot ? C’est pourtant bien en son nom que des crimes sont pénalisés, comme l’inceste, l’abus de faiblesse, l’esclavage… même s’ils sont pratiqués avec douceur.
Pourquoi quand il s’agit de prostitution, le principe de la morale deviendrait-il  suspect ? 


Qu’est-ce que la morale ? C’est un ensemble de règles de conduites du vivre au mieux dans une société donnée, qui disent ce qui est juste, injuste, bien, mal, donc qui indiquent  les valeurs de cette société.


Dire que les abolitionnistes sont moralisateurs, c’est dire  que la prostitution est de la sexualité  (le 29 mars 2013,  dans le magazine Elle , Esther Benbassa disait, en parlant de l’éventuelle pénalisation du clientélisme prostitutionnel : « Nous n’avons pas à gérer la sexualité des citoyens, ce n’est pas le rôle de l’Etat. »  ). 

C’est prétendre  aussi que  les abolitionnistes sont des puritains qui voudraient contrôler la vie sexuelle des gens.    
Voilà deux affirmations qui montrent soit une méconnaissance de l’abolitionnisme (mais ça se corrige facilement avec un peu de bonne volonté), soit un manque d’honnêteté de leurs auteur-e-s (et contre ça on ne peut rien).

La prostitution est un commerce. Elle ne fait donc pas partie de la vie privée de ses acteurs. Elle fait partie de la vie publique et donc de la vie de tous les citoyens.
Si elle fait partie de la sexualité d’un homme, il s’agit d’une perversion. Aimer faire du sexe avec une femme qui n’en a pas envie au mieux ou est dégoûtée au pire, est pathologique. Quant à la personne prostituée, sa sexualité, si elle est préservée, se situe en dehors du système prostitutionnel.
Faire du sexe avec quelqu’un-e qui fait du sexe avec vous est du domaine du privé. Les pratiques, le nombre de participant-e-s et leur orientation sexuelle  également, si  tous-tes en ont envie et qu’aucune contrainte n’est exercée, personne n’a rien à y redire.
 Mais acheter le consentement d’une femme, ne peut pas être moral. Sauf dans une société machiste, dans une société de culture du viol où les femmes sont en théorie égales aux hommes, mais sont dans le concret, maltraitées, en paroles, en images et en actes, sauf  dans une société dont les valeurs sont basées sur une hiérarchisation de ses citoyens, dans une société où ce qui compte avant tout, c’est le bien-être, le plaisir, la liberté des hommes. 

Dans cette société, la nôtre, il est alors moral que les hommes aient toujours des femmes disponibles pour le sexe, il  serait immoral que des hommes soient frustrés sexuellement.

C’est cette société que défendent ceux et celles qui accusent les abolitionnistes de moralisme, parfois en croyant sincèrement défendre un principe de  liberté alors qu’ils ne défendent que la liberté individuelle (des hommes) envers et contre tous et surtout toutes…


Citoyennes comme les hommes sont citoyens, les femmes ? Oui, mais si et seulement si ça ne contrevient pas aux droits sacrés des dominants à avoir, s’ils le désirent, des femmes pour se calmer, se distraire, se soulager, se défouler, exercer des violences, s’épancher, se sentir supérieur, se rassurer sur leur capacité  érectile … Donc..., non. 

Les femmes sont toujours citoyennes de seconde zone et cela le restera tant que la prostitution sera tolérée parce qu’elle est un des outils de la domination masculine, qui la justifie et l’entretient en objectivant la soi-disant l’infériorité des femmes. Tant qu’un pays ne prend pas l’option abolitionniste, l’égalité femmes-hommes n’y sera que pure construction théorique. C’est le verrou qu’une vraie démocratie doit faire sauter. Le premier pas, mais tellement essentiel !

Nous préférons  parler de la position éthique de l’abolitionnisme, parce que l’éthique est la morale débarrassée de l’influence des croyances et des mœurs. Une société qui arrêtera de croire aux besoins sexuels (qui seraient de plus irrépressibles) des hommes, qui arrêtera de croire à l’inéluctabilité du système prostitutionnel, qui arrêtera de croire à la vénalité des femmes et à leur accord tacite aux violences qu’elles subissent,  se tournera naturellement vers l’abolition de la prostitution et vers la pénalisation de ses pourvoyeurs et utilisateurs.
Ne laissons pas passer cette chance.


L’abolitionnisme provoque donc, volontairement, une désorganisation du cadre moral actuel, au nom de l’éthique, en vue d’une reconstruction égalitaire de la société.



Lora et Ed

11 avril, 2013

Choisir d’être prostituée



Les porte-paroles du Strass, et des prostituées d’autres associations comme Cabiria, ultra médiatisées, revendiquent leur choix d’être prostituées, puisqu’elles ne sont pas victimes de la traite. D’un certain point de vue, elles ont raison. Elles sont entrées volontairement en prostitution, même si toutes ne savaient pas ce que ça impliquerait vraiment en termes de violences physiques et psychiques.

Mais ce choix ne peut être considéré dans l’absolu. Il n’est ni hors du temps, ni hors de la culture, ni hors de notre société.


Nous vivons encore dans une société de domination masculine. Les hommes sont toujours très majoritaires aux postes de pouvoir, le viol reste  un  crime banalisé et largement  impuni, les corvées domestiques toujours assumées à 80% par les femmes, etc.


Dans le système prostitutionnel, ce sont les hommes, en toute grande majorité, qui achètent. Ils ont le pouvoir parce qu’ils font partie du groupe des dominants et achètent du sexe à des femmes qui ont moins d’argent qu’eux. Il y a toujours une prostituée misérable plus pauvre qu’un client prostitueur pauvre. Les clients prostitueurs  ont aussi le pouvoir de l’argent.


Alors, ces femmes qui choisissent d’être prostituées, ne choisissent en fait que parmi les options restreintes que leur offre le patriarcat pour survivre en tant que femme qui manque d’autonomie (financière et/ou de pensée).  

Pour se protéger plus ou moins de ce qu’elles pensent (parfois avec raison)  être le pire,  elles acceptent les règles édictées par la société patriarcale contre une certaine mais bien fragile sécurité.  Être mère et épouse pour un homme, ou être prostituée pour tous les hommes, voilà l’alternative. 
Elles doivent donc collaborer  avec les oppresseurs, consciemment, ou inconsciemment. C’est une stratégie de survie : se soumettre, coopérer, c’est s’assurer un peu d’argent, un logement, de quoi répondre à ses besoins propres.  C’est  parfois supportable, ou supportable un moment, si les maîtres du jeu ne sont pas trop exigeants… ou coercitifs.

Ne pas remettre le système de domination en question, ne pas tenter de le déconstruire, mais naviguer à l’intérieur et essayer de l’utiliser au mieux pour soi-même, peut sembler pour certaines une prise de pouvoir. C’est une illusion, et un mensonge du système prostitutionnel, qui réussit là à se dispenser de l’étape de la contrainte objective pour fournir des femmes prostituées qui, de plus, travaillent pour le système et le légitiment. Elles sont libres comme un poisson rouge dans un bocal. 


Quand notre société sera égalitaire, des femmes n’auront plus besoin de nier leur individualité, leur sexualité, leurs désirs,  pour survivre. Les mariages d’intérêt et la prostitution ne seront plus une "carrière féminine"

Cette autre société est possible, elle se fera avec tous les gens de bonne volonté qui s’investissent contre les violences faites aux femmes, dont la prostitution fait partie.  Cette révolution de l'égalité est en marche, elle arrivera bientôt chez nous.

« L’utopie est la vérité de demain »
Victor Hugo



Lora (avec relecture impliquée de Ed)

22 janvier, 2013

Mémoire close : témoignage d'une survivante

Après 22 ans de prostitution, Rosen Hicher est en passe d’arrêter. Que voit-elle lorsqu’elle ferme les yeux? Quelles sont les images qui la hantent?

Réalisation : Morgane Nataf et Georges Harnack 
Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
Catégorie "Première création" 
16 minutes


Voir ICI

Ni un choix, ni un métier, ni de la sexualité mais bien un système mis en place par et pour des hommes pour leur permettre d’exercer un pouvoir absolu sur une femme.

04 janvier, 2013

La prostitution fait-elle soin ?



Les industries du sexe s’adaptent et trouvent constamment de nouvelles justifications à la prostitution dès que les précédentes perdent de la crédibilité dans l’opinion publique.
Il fut, par exemple,  longtemps question des besoins sexuels irrépressibles des hommes, ou du caractère inéluctable du système.   Ces affirmations ont été mises à mal par le choix de  plusieurs pays proches d’une politique abolitionniste, avec des résultats probants objectivés récemment : des hommes ne sont pas tombés morts ou n’ont pas décompensé  par manque de sexe et les réseaux fuient ces états rendus dès lors peu lucratifs pour ce commerce.


La dernière tentative de justification en date prétend à un rôle psycho-social de la prostituée.  Les clients prostitueurs paieraient aussi pour trouver une oreille compatissante. Et parfois même, rien que pour se confier et recevoir de la tendresse. 

Cela sous entend que le « client » est un mal aimé, maltraité par les femmes, une victime (de sa compagne, de la société)…  On assiste là à une tentative de retournement  des stéréotypes. La prostituée est définie comme la « bonne » femme qui répare les dégâts causés aux hommes par les « mauvaises », non prostituées, castratrices et égoïstes.
La prostituée est donc présentée comme confidente et psychologue (voire sexologue ou conseillère conjugale).  Mais cette affirmation ne résiste pas à une analyse objective et désintéressée.


Il n’y a aucun doute qu’elle préfèrerait être payée pour faire semblant de se soucier des  états d’âme des clients prostitueurs plutôt que de subir leur contact physique et leurs fantasmes sexuels. Mais, hélas,  la probabilité qu’elle soit insultée ou violenté/violée par ces hommes est infiniment plus importante. Ils  paient pour se satisfaire sexuellement,  se rassurer sur leur virilité,  et peut-être, avant tout, pour connaitre, pendant un moment,  l’ivresse du pouvoir absolu, pas pour se confier à une femme réduite à l’état d’objet de jouissance. 

Pour certains, la prostituée  peut seulement éventuellement servir aussi à cet usage. Ce subterfuge leur permet ainsi de masquer la violence de l’achat de sexe et de s’aveugler sur la réalité de leurs actes.  Ceux-là poussent le clivage et le déni de leur comportement de prédateur à son point culminant.

Le lit de la passe n’est pas le divan du/de la psychanalyste, il n’est pas non plus le cabinet du/de la psychothérapeute cognitivo-comportementaliste ou autre et la prostituée n’a pas une place de thérapeute. 


La psychothérapie repose sur une relation de psychisme à psychisme.  Le/la thérapeute  n’offre que sa présence physique, son corps réel n’est jamais mis à disposition.
La visée d’une psychothérapie consiste, à moyen ou long terme, en une autonomisation progressive du patient. Le travail psychique de ce dernier se poursuivra entre les séances de  thérapie, périodes intermédiaires au cours desquelles il métabolisera, assimilera de façon durable ce qui s’est passé au cours de ces séances. L’acte thérapeutique ne développe ses effets que dans l’après-coup.  S’il peut donner un allégement immédiat, il prend toute sa valeur dans son « effet-retard ».
Le/la psychothérapeute, de séance en séance, au fur et à mesure de la reconstruction de soi de son patient, doit rendre sa présence moins nécessaire. C’est ensemble qu’ils sentiront le temps de l’arrêt, la non nécessité de la poursuite de l’aide.


La psychothérapie soutient les interdits humanisants.  Ceux-ci permettent aux pulsions de s’exprimer autrement que dans la seule et immédiate jouissance du corps  qui ne vise qu’à faire disparaître la tension du désir. Cette jouissance immédiate du corps, passage à l’acte exigé par l’imaginaire fantasmatique non contrôlé de ces hommes clients de la prostitution, est l’espace même de la passe. Elle supprime donc la quête enrichissante de l’autre, destinée à communiquer et à partager les émois du corps et de l’esprit dans la séduction et l’ouverture symbolique.


Pour le dire autrement, la prostitution relève d’une logique inverse de celle de la psychothérapie puisque ce qui se déroule lors de la passe met en acte un contact de corps à corps qui n’a de sens que dans l’instant présent de son occurrence. L’acte prostitutionnel sert à supprimer une tension sexuelle chez l’acheteur par la mécanique des corps visant à mener celui-ci à l’éjaculation. 


La prostitution n’ouvre aucun espace psychique au questionnement de la persistance de cette tension sexuelle, ni du contexte qui l’exacerbe… Elle ne remet pas en cause  le bien-fondé du déploiement des fantasmes du client prostitueur, ni sur le fait qu’ils soient construits sur le non-respect de l’autre, le plus souvent des femmes, ou  sur une volonté de les soumettre, voire de les détruire.
Le client prostitueur, au sortir de la passe, ne sera convié à aucun désir de changement. La passe n’a qu’un effet de soulagement  immédiat et elle sera à nouveau recherchée lorsque la tension sexuelle se fera à nouveau plus pressante, alimentée par ces mêmes fantasmes récurrents. 


Il se verra donc confirmé, légitimé dans la prérogative de ses fantasmes, de son bon droit à utiliser l’autre comme déversoir sexuel de ses turpitudes mentales et physiques. Chaque passe l’aliène un peu plus dans un espace déshumanisé qu’il habille virtuellement (hypocritement… cyniquement)  de liberté hédoniste.
En tout cas, il se moque bien des traces que laisse sa décharge sexuelle sur le corps de la prostituée, sur son image du corps, sur son psychisme.


Non, le client prostitueur n’a rien d’un patient, il ne va pas se soigner, il va consommer. La prostituée n’a rien d’une psychothérapeute, elle est utilisée, objétisée, et c’est cette dernière qu’insultent une fois de plus ceux qui affirment le contraire. 




Nous recommandons vivement la lecture du témoignage d'Inès qui parle, entre autre,  avec une précision glaçante, de son expérience de la prostitution et de ces clients prostitueurs qui pensent être écoutés et compris par une prostituée.

Lora et Ed

11 décembre, 2012

Campagne du Nid : un orgasme ça n'a pas de prix


Campagne du Mouvement du Nid. Distribution de pochettes de préservatifs avec un code à flasher qui délivre un message abolitionniste.









Voir ici les liens cliquables.
Et le dossier de presse 
Et pour soutenir cette action :  un bon de soutien





30 novembre, 2012

Le 4 décembre 2012 au parlement européen à Bruxelles : Colloque "10 ans de politiques sur la prostitution : Résultats des options suédoises et néerlandaises, et perspectives"




 





Réunies le 4 décembre 2012 au Parlement européen, autour d’un colloque visant à évaluer, après 10 ans de mise en œuvre, les politiques suédoise et néerlandaise en matière de prostitution, près de 200 associations de lutte contre les violences faites aux femmes, issues de 25 Etats membres and 4 autres pays, dévoileront leur Appel de Bruxelles « Ensemble pour une Europe libérée de la prostitution ».

Auprès d’une dizaine d’eurodéputéEs représentant l’ensemble des groupes politiques au Parlement européen et de plusieurs ministres, les associations expliqueront en quoi la prostitution constitue : une violence ; un obstacle à l’égalité ; une atteinte à la dignité de la personne ; une violation des droits humains.


Programme complet ici

20 novembre, 2012

Campagne Zéromacho - Des hommes contre la prostitution

Campagne Zéromacho : Osons la masturbation le désir, le plaisir, le sexe…

 

 

 Aidez nous à diffuser la campagne contre la prostitution en la partageant sur Facebook, Twitter…

Voulez-vous des affiches pour les coller dans votre ville? Des flyers à distribuer?

Ecrivez à info.zeromacho@gmail.com

Le réseau Zéromacho – des hommes contre la prostitution réaffirme son soutien à la proposition de loi Bousquet-Geoffroy visant à l’abolition de la prostitution, et à la volonté de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, d’aboutir en ce sens.

    Parce que la prostitution n’est pas une relation sexuelle libre entre individus consentants mais un système économique reposant sur la violence et la contrainte.
    Parce que dans ce système les personnes prostituées ne sont pas des individus proposant un rapport sexuel mais des produits.
    Parce que dans ce système les « clients » de la prostitution ne sont pas des individus mus par des désirs sexuels mais un marché.
    Parce que le moteur et la raison d’être de ce système, ce n’est pas la sexualité, mais l’argent.
    Parce que seuls les pauvres sont prostitués.
    Parce qu’un billet, aussi gros soit-il, n’effacera jamais une violence.
    Parce que, quand on parle des « acteurs » de la prostitution, on oublie toujours les producteurs : les proxénètes et les réseaux du crime organisé.
    Parce que la sexualité, avec ses infinies possibilités, ne perdra rien avec l’abolition de la prostitution.


La réalité de la prostitution, ce n’est pas le libertinage, c’est la misère et le crime organisé.

    • Des trois principaux trafics illégaux (dont les armes et la drogue), la traite d’êtres humains est le plus rémunérateur et le moins puni.
    • L’entrée dans la prostitution se fait bien souvent à l’adolescence.
    • 90% des personnes prostituées sont victimes de réseaux de proxénètes et de passeurs.
    • La majorité connait des problèmes de dépendance alcoolique et de toxicomanie. Leur espérance de vie est celle d’un sdf.

À tous ceux qui ne veulent voir dans le système prostitueur qu’une dimension sexuelle, à tous ceux qui affirment qu’elle n’existe que pour répondre aux « besoins irrépressibles » des hommes, nous répondons :

Osons la masturbation
les plaisirs, le désir, le sexe…
Refusons la prostitution
Payer, c’est imposer une violence !
Ce sont des hommes qui le disent

Diffusez largement cette campagne sur vos réseaux sociaux et (pour les hommes) Cliquez ici pour signer notre manifeste sur le site Zéromacho!


14 octobre, 2012

Ce que des grands auteurs ont dit des femmes


Jean-Jacques Rousseau, dans Emile ou de l’éducation, Paris, Bordas, 1992, p.455 : 

"Ainsi, toute l'éducation des femmes doit être relative aux hommes. Leur plaire, leur être utiles, se faire aimer et honorer d'eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce : voilà les devoirs  des femmes dans tous les temps, et ce qu'on doit leur apprendre dès leur enfance."


 Sade, dans La philosophie dans le boudoir,  Paris, UGE, 1972 p.67-68 :

« La destinée de la femme est d’être comme la chienne, comme la louve : elle doit appartenir à tous ceux qui veulent d’elle. »


Et, p.220  et suivantes :
« Il est incontestable que nous avons le droit d’établir des  lois qui la contraignent de céder aux feux de celui qui la désire ; la violence étant un des effets de ce droit, nous pouvons l’employer légalement. (…) Mais, objectera-t-on, il est un âge où les procédés de l’homme nuiront décidément à la santé de la fille. Cette considération est sans aucune valeur ; dès que vous m’accordez le droit de propriété sur la jouissance, ce droit est indépendant des effets produits par la jouissance ; de ce moment il devient égal que cette jouissance soit avantageuse ou nuisible à l’objet qui doit s’y soumettre. »